• Vieillissement cutané : physiopathologie et prévention
Auteur : Dr Bompard Frédéric12/11/2010     

I. PHYSIOPATHOLOGIE DU VIEILLISSEMENT CUTANE

 

Le vieillissement cutané est le fruit de plusieurs facteurs dont le dénominateur commun est le ralentissement métabolique lié à l’age :

 

1) Diminution des capacités de réparation par diminution d’efficacité des enzymes réparateurs des gènes : ligases, endopeptidases et télomérases. Les dommages oxydatifs subit par ces enzymes aggravent encore ce processus.

 

2) Diminution de l’activité fibroblastique qui produit le collagène et l’élastine (sous l’action de la lisyloxydase dont l’action est bloquée par les radicaux libres) ainsi que l’acide hyaluronique précurseur des protéoglycanes, constituants majeurs du derme. L’activité fibroblastique est sous dépendance hormonale (testostérone et estradiol, thyroxine, cortisol et GH) .

 

3) Accumulation de pigments dont 2 des mécanismes sont l’accumulation des produits terminaux de glycation (lipofuschine) et l’accumulation de mélanine par baisse d’activité cortisolique. On diminuera la glycation en diminuant l’apport glucidique mais aussi en évitant tout aliment grillé ou trop cuit.

 

4) Diminution de la vascularisation cutanée par artériosclérose et perte d’élasticité des membranes vasculaires et hématiques ; cette élasticité est acides gras dépendante et une composition membranaire optimale en AGPI permet d’améliorer la vascularisation et l’oxygénation tissulaire.

 

5) Diminution de l’imprégnation hormonale par épuisement endocrine lié à l’age.

 

6) Diminution du film hydro lipidique , protecteur de l’épiderme, par diminution des glandes pilo-sébacés ; les facteurs de croissance de ces glandes sont les androgènes (testostérones et DHEA).

 

7) Diminution de synthèse de la vitamine D in situ, vitamine intervenant dans le maturation fibroblastique. Dans le même ordre d’idée le déficit minéralo-vitaminique déjà présent chez le sujet jeune s’accentue en vieillissant par diminution des apports (conséquence de la diminution du métabolisme énergétique) mais aussi par diminution des capacités d’absorption digestive ; cela accentue la diminution des possibilités de réparation mais aussi augmente le stress oxydatif et les dommages qui en résulte , à un age où les fonctions mitochondriales baissent et majorent la production radicalaire.

D’ailleurs, lorsqu’on effectue une recherche des publications montrant une amélioration de la texture cutanée, on s’aperçoit que les nutriments utilisées avec succès localement ou per os sont justement des antioxydants (Vitamine B3, acide lipoïque, polyphénols du thé , arginine,  vitamines A,C et E, carotenoides, selenium, zinc,  proanthocyanidine du raisin, acétyl hydroxyproline)

 

8) Diminution avec l’age de l’activité des désaturases, enzymes qui permettent :

- la transformation de l’acide linoléique (chef de file des oméga 6) en GLA puis en DGLA, acide gras qui assure la souplesse et l’hydratation de la peau.

- la transformation de l’acide alphalinolénique en EPA puis DHA qui sont précurseurs des leucotriènes et des prostaglandines anti-inflammatoires et anti-allergiques.

 

Ce ralentissement enzymatique peut être contourné en supplémentant directement les patients avec les molécules substrats de ces réactions à savoir le GLA ( huile de bourrache et d’onagre apportant respectivement environ  150 mg et 70 mg de GLA par gramme d’huile), l’EPA et le DHA (huile de poisson).

On estime que les apports conseillés en acide linoléique et alphalinolénique doivent être respectivement de 5 et 1 % des apports énergétiques totaux soit pour 1000 Calories environ

 

12 gr. d’oméga 6 et 2,5 gr. d’omega3 (EPA et DHA) ; mais nous avons vu qu’amener les précurseurs du GLA (acide linoléique), de l’EPA et du DHA ( acide alphalinolénique) n’était pas productif du fait d’un ralentissement des enzymes capables de les transformer en molécules actives ; ainsi par exemple,10 gr. d’acide alphalinolénique ne donneront que 1 gr d’EPA et de DHA du coté oméga3 et idem du coté de la filière oméga6.


La seul solution à cette impasse métabolique est  la supplémentation directe en GLA (qu’on ne trouve jamais dans l’alimentation en dehors du « riz de veau ») via  l’onagre et surtout la bourrache et la supplémentation directe en EPA/DHA via des capsules d’huile de poisson  bien dosées ( manger du poisson est bien sûr une bonne chose à condition de ne pas détruire les oméga3 par la cuisson qui devra être inférieure à 80 degrés ce qui est rarement respecté ; de plus peu de gens mange du poisson 3 à 4 fois par semaine; pour mémoire 100 grammes de saumon apporte 2500 mg d’oméga3).

 

 

II. PREVENTION DU VIEILLISSEMENT CUTANE

 

Cela s’adresse bien sûr aux sujets dont la peau n’a pas encore subit les « dommages du temps » : rides, affaissement cutané, taches de vieillesse, etc…

 

A. Assurer une protection solaire de haut indice en sachant que seules les crèmes totalement obturantes du type de celles utilisées en haute montagne assure une protection vis-à-vis des UVA et des UVB, alors que les crèmes solaires habituelles ne protègent que des UVB.

 

B. Avoir une alimentation riches en antioxydants : fruits et légumes frais, non irradiés à des fins de conservation, et en sachant que les vitamines (à la différence des polyphénols) sont détruits à la cuisson ; dans ce sens les fruits et légumes issues de l’agriculture biologique ont l’avantage d’offrir une sécurité par rapport à une moindre contamination en toxiques de tous genres (pas d’irradiation détruisant les vitamines mais aussi pas d’engrais ou pesticides qui sont autant de facteurs déplétant les minéraux et les vitamines.

 

C. Eviter les polluants, la cigarette,les produits de combustion et les aliments trop cuits et sucrés pour diminuer les dommages oxydatifs et les phénomènes de glycation.

 

D. Optimiser les apports en AGPI au détriment des graisses saturées ; prendre un complément à base d’acide gamma linoléique (absent de l’alimentation) au moyen d’huile de bourrache.

 

E. Prendre un complément nutritionnel apportant les apports minéralo-vitaminiques recommandés, en sachant que le AQR sont à notre avis souvent sous estimés pour être optimaux ; personnellement nous recommandons de doubler ou de tripler les AQR (ce qui avait par exemple avait été fait avec la vitamine E dans l’étude SUVIMAX).

 

F. Appliquer quotidiennement une crème apportant localement les nutriments dont nous venons de parler (antioxydants,protecteurs et stimulants du collagène, acides gras).

 

G. Se rappeler que la restriction calorique de 20 à 30 % des apports est un facteur de prévention du vieillissement, mais est souvent mal vécu. 

 

 

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