• Renforcer son système immunitaire
Auteur : PasseportSanté.net29/10/2012     

 

Que peut-on faire pour préserver toute la vigueur de nos défenses immunitaires afin de mieux se prémunir contre les infections et conserver une bonne santé? Il ne sera question ici ni d’allergies, ni de maladies auto-immunes (qui apparaissent lorsque le système immunitaire fait l’erreur d’attaquer un organe ou des tissus sains, comme c’est le cas de l’arthrite rhumatoïde et de la sclérose en plaques).

Prendre soin de son système immunitaire

 

En biologie, l’immunité fait référence à la capacité qu’a le corps de se défendre contre des substances menaçantes pour son bon fonctionnement ou sa survie. Ces « menaces » peuvent être de 3 ordres : des microbes (virus, bactéries, champignons, parasites), des cellules devenues cancéreuses ou un corps étranger (une écharde, aussi bien qu’un organe greffé).

Il est connu depuis longtemps qu’avec l’âge ou la maladie, l’immunité s’affaiblit et le corps devient plus vulnérable aux infections. Ces dernières deviennent souvent plus fréquentes et plus graves. Une grippe banale peut alors dégénérer en pneumonie et être fatale.

Cela dit, on remarque aussi que certains adultes apparemment en bonne santé et possédant une quantité normale de cellules immunitaires (selon les analyses sanguines) contractent souvent des infections comme le rhume ou la gastroentérite. Au contraire, dans des conditions similaires, d’autres y sont plus résistants. La différence se jouerait essentiellement sur le plan des habitudes de vie. En effet, de nombreuses données provenant d’études épidémiologiques indiquent que l’alimentation, le tabagisme, le sommeil, l’activité physique, le degré de stress, la qualité des relations humaines et le milieu de vie influencent tous la qualité de la réponse immunitaire.

 

Ainsi, santé et immunité sont étroitement liées : prendre soin de sa santé au jour le jour permet d’améliorer son immunité, et vice-versa.

La section Facteurs de risque présente les habitudes de vie qui affaiblissent les défenses immunitaires, et la section Prévention, celles qui peuvent les renforcer.

 

Si, à un moment donné, le corps a besoin d’un coup de pouce extérieur, on peut avoir recours à diverses solutions additionnelles. Les sections Traitements médicaux et Approches complémentaires présentent les plus communément utilisées.



À quoi sert le système immunitaire?

 

C’est le système immunitaire qui assure la lutte ponctuelle contre les infections courantes, comme le rhume et la grippe, mais aussi les longs combats contre le cancer. Avoir un système immunitaire sain est non seulement un gage de santé, mais aussi de vie!

Sans système immunitaire, une banale éraflure deviendrait fatale puisque l’éraflure expose nos tissus à une foule de microbes naturellement présents dans l’air, dans l’eau et sur la peau.

Les scientifiques ne connaissent pas très bien les caractéristiques de la réponse immunitaire « optimale ». Toutefois, ils savent que le système immunitaire serait en lien, par un système de communication complexe, avec pratiquement toutes les régions du corps.

Symptômes d’une faiblesse immunitaire

Les symptômes suivants peuvent être le signe d’un système immunitaire affaibli.

  • Une fatigue persistante, qui cache souvent un stress chronique ou un manque de sommeil, 2 facteurs qui affaiblissent l’immunité.
  • Une sensibilité accrue aux infections, qui s’observe par des rhumes fréquents, des infections urinaires, des éruptions d’herpès, des vaginites à répétition, une verrue persistante, etc.
  • Des blessures qui prennent du temps à guérir ou à cicatriser.

 

Personnes à risque

  • Les personnes affaiblies par l’un des facteurs suivants sont particulièrement concernées :
    - une maladie chronique ou grave : le diabète, une maladie pulmonaire, un trouble cardiovasculaire, une maladie rénale, un cancer, une infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH), etc.
    - un traitement : par exemple, de la chimiothérapie contre le cancer.
  • Les personnes âgées ont généralement un système immunitaire qui répond de façon moins rapide et moins forte aux infections que les adultes d’âge moyen. D’ailleurs, cela explique que la vaccination soit moins efficace chez celles-ci. Leur plus petit appétit et leur alimentation moins variée l’expliquent en partie. L’amincissement de la peau, l’assèchement des muqueuses et la guérison plus lente des plaies y contribuent aussi beaucoup. En effet, l’enveloppe du corps est le garde-fou le plus important contre les infections.
    Avec le temps, le corps produit aussi moins de globules blancs.

Facteurs de risque

  • La malnutrition. Une alimentation non équilibrée en quantité ou en qualité est la plus importante cause de déficit immunitaire à travers le monde et rend vulnérable à plusieurs maladies infectieuses.
  • La sédentarité, et à l’inverse, le surentraînement.
  • Le manque de sommeil.
  • Le stress chronique. L’un des multiples effets du stress chronique sur le corps est de réduire la capacité du système immunitaire à réagir.
  • L’exposition aux toxines, notamment par l’utilisation de produits de nettoyage domestique chimiques et d’herbicides sur les pelouses, et par la consommation de fruits et de légumes vaporisés d’insecticides.
  • L’exposition aux polluants atmosphériques extérieurs ainsi qu’à ceux qui se propagent à l'intérieur des habitations (moisissures, bactéries, tabac et gaz de combustion).
  • Le surplus de poids et l’obésité. Les fonctions immunitaires semblent lésées par l’excès de tissu adipeux, selon des études chez l’humain et chez l’animal. On a même observé que l’obésité accroissait le risque de contracter certains microbes bien précis, comme l’influenza (responsable de la grippe) et l’Helicobacter pylori (associé aux ulcères gastroduodénaux). Les changements hormonaux et la présence accrue de substances pro-inflammatoires pourraient être en cause.

Prévention

Voici les habitudes de vie qui, d’après les connaissances actuelles, fournissent les meilleures chances de conserver un système immunitaire vigoureux.

Une saine alimentation

 

La malnutrition majeure (marasme) avec déficit en calories et protéines est la principale cause de déficit immunitaire. Elle se rencontre essentiellement là où la pauvreté et la famine sont présentes3.

Dans les pays industrialisés, la carence en micronutriments est de plus en plus courante. La popularité de la malbouffe explique en partie ce phénomène. Cette forme de malnutrition résulte d’un manque de vitamines et de minéraux. Des études sur des animaux ont montré qu’une déficience en un seul des micronutriments suivants nuit aux fonctions immunitaires : le zinc, le sélénium, le fer, le cuivre, le calcium, l’acide folique ou les vitamines A, B6, C et E2,3.

  • Pour connaître les principes de base d’une alimentation équilibrée. Il est important de veiller à consommer des portions suffisantes de fruits et de légumes, de protéines et de « bons gras » chaque jour.
  • Pour stimuler les défenses immunitaires, il semble que certains légumes soient plus efficaces que d’autres. Ce serait le cas des champignons, notamment les shiitakes et les pleurotes. L’ail, l’oignon et les échalotes sont aussi à privilégier pour leurs propriétés antimicrobiennes.
  • Des recommandations spécifiques ont été élaborées pour la population générale afin de mieux prévenir le cancer. Elles visent notamment à maximiser les défenses immunitaires.
  • Si vous avez des signes de faiblesse immunitaire, il serait utile d’obtenir une analyse sanguine (prescrite par un médecin) et une évaluation de vos habitudes alimentaires par un nutritionniste.

De l’activité physique modérée

On connaît les multiples bienfaits de l’activité physique pratiquée régulièrement : une meilleure forme cardiovasculaire, un bon maintien de la masse musculaire, la normalisation de la tension artérielle, le contrôle du poids et la réduction de plusieurs facteurs de risque associés aux maladies chroniques.

En plus de favoriser une bonne santé globale, il se peut que l’exercice ait aussi un effet direct sur l’immunité. En améliorant la circulation sanguine, l’exercice permettrait aux diverses substances du système immunitaire de circuler plus facilement dans le corps. Cette bonne circulation est indispensable pour prévenir l’infection d’une plaie, par exemple. De plus, on a observé que certaines composantes immunitaires sont stimulées par l’activité physique.

Chez les personnes âgées, quelques études indiquent que l’exercice physique pratiqué régulièrement aide à prévenir le déclin des fonctions immunitaires. Mieux vaut toutefois y aller modérément, car le surentraînement causerait des infections des voies respiratoires supérieures, comme le rhume et la grippe.


La gestion du stress

 

Sans aucun doute, le stress a un effet néfaste sur la santé s’il est présent de façon constante ou prolongée. En effet, les chercheurs qui s’intéressent au lien entre le stress et l’immunité ne s’attardent pas aux stress ponctuels, à court terme, mais plutôt aux stress fréquents et constants (par exemple, concilier les exigences du travail à la vie de famille ou prendre soin d’un proche malade). Le stress entraîne la libération d’hormones du stress, comme le cortisol et l’adrénaline. Ces hormones sont très utiles à court terme, mais nuisibles si elles sont produites de façon prolongée. Elles nuisent alors directement aux défenses immunitaires en inhibant la production de cytokines.

Quelques études ont démontré que les personnes qui s’occupent d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ont un taux plus élevé de cortisol et produisent moins d’anticorps en réponse au vaccin contre la grippe16-18. Les chercheurs ont remarqué que l’effet de ce stress sur l’immunité était inversement proportionnel au soutien de l’entourage dont bénéficiait l’aidant.

Pour abaisser le niveau de stress, il est suggéré de cerner les situations à l’origine des tensions et de chercher des moyens de mieux les affronter (plutôt que de les éviter). La consultation d’un psychologue ou d’un psychothérapeute peut fournir une grande aide. Voir notre dossier Le stress et l’anxiété et notre fiche Psychothérapies.

Autres facteurs importants pour la santé et l’immunité

 

  • Réservez-vous suffisamment d’heures de sommeil, selon vos besoins (en moyenne, une nuit de 7 heures est un minimum). Aussi, reposez-vous lorsque votre corps vous l’indique.
  • Ne fumez pas.
  • Conservez votre poids santé, déterminé en fonction de votre taille (pour calculer votre poids santé, faites notre test Indice de masse corporelle (IMC) et tour de taille).
  • Minimisez le risque d’empoisonnement alimentaire en prenant les précautions appropriées. Consultez nos fiches Gastroentérite et Diarrhée pour connaître les mesures préventives chez soi et en voyage.
  • Protégez-vous contre les infections transmises sexuellement.
  • Entreprenez les tests médicaux appropriés selon votre âge et vos risques particuliers.
  • Informez-vous auprès d’un médecin à propos des vaccins recommandés en fonction de votre âge, de votre profession ou de vos loisirs.
  • Utilisez les antibiotiques seulement s’ils sont absolument nécessaires, et respectez la posologie. Envisagez l’utilisation simultanée de probiotiques pour prévenir la diarrhée causée par les antibiotiques et pour renforcer la flore intestinale. De même, pour les femmes, n’utilisez pas les douches vaginales dans un but hygiénique. Cette pratique détruit la flore vaginale naturelle.
  • Avant d’adopter un animal de compagnie, informez-vous des micro-organismes qu’il peut transmettre.
  • Utilisez des produits domestiques qui contiennent le moins possible de substances chimiques, nettoyez au détergent vos fruits et légumes (utilisez un détergent conçu à cet effet) ou encore privilégiez les aliments biologiques.

Mesures d’hygiène de base pour éviter de contracter ou de transmettre une infection

 

  • Lavez-vous les mains fréquemment avec du savon et de l’eau, surtout avant de préparer la nourriture et après être allé aux toilettes.
  • Lorsque vous éternuez, dirigez votre visage à l’intérieur de votre coude.
  • Nettoyez et pansez vos plaies. Faites toujours examiner toute blessure grave par un médecin.
  • N’enlevez pas la peau en cours de cicatrisation, et abstenez-vous de crever un bouton.
  • En présence de symptômes d’une infection (diarrhée, fièvre, etc.), restez à la maison.
  • Désinfectez régulièrement avec une eau additionnée d’eau de Javel les surfaces de cuisine et la salle de bains.

 

Traitements médicaux

La médecine propose divers médicaments pour traiter une infection ou en réduire le risque, selon le cas. En voici quelques exemples.

  • Les lotions antiseptiques. On les applique sans tarder sur les blessures mineures, les coupures et les égratignures. Leur usage prolongé est cependant déconseillé, car il peut causer l’installation de souches de bactéries résistantes aux traitements.
  • Les antibiotiques. Utiles pour traiter les infections bactériennes ou prévenir la contagion, dans certains cas.
  • La vaccination. C’est un moyen de renforcer le système immunitaire et d’améliorer la protection des individus contre certaines infections. Elle met en place une mémoire immunitaire spécifique. La durée d’efficacité des vaccins varie selon le type de vaccin.
  • Les antiviraux. Ces médicaments qui inactivent les virus peuvent faire partie du traitement d’une infection virale comme le zona ou la varicelle chez les adultes. Ils peuvent aussi être donnés aux personnes plus fragiles pour prévenir une infection virale ou en réduire les conséquences, comme une grippe.
  • Des médicaments contre des parasites, comme les antipaludéens. Il est recommandé de les prendre avant de voyager dans une région du globe où le risque de contracter la malaria est élevé.

Il arrive aussi que le médecin choisisse d’administrer des anticorps, notamment dans le cas où il est nécessaire de renforcer le système immunitaire d’urgence. Cette méthode, appelée sérothérapie, procure une immunité de courte durée.

En cas de grande susceptibilité aux infections, le médecin pourra établir s’il s’agit d’une déficience immunitaire primaire (liée aux gènes). Dans ce cas les symptômes sont plus prononcés et visibles dès l’enfance, notamment par des infections récurrentes, graves, de longue durée et difficiles à traiter. Des traitements particuliers s’appliquent alors.

Approches complémentaires

Ginseng (Panax Ginseng). Le ginseng est utilisé notamment en Médecine traditionnelle chinoise comme tonique général, contribuant à l’amélioration d’une foule de fonctions physiologiques, y compris des fonctions immunitaires. La Commission E et l'Organisation mondiale de la santé reconnaissent les effets toniques du ginseng sur l'organisme des personnes fatiguées ou affaiblies. Par ailleurs, des études tendent à montrer que cette plante serait intéressante pour fournir une meilleure protection contre la grippe et le rhume. 
Dosage
: Prendre de 100 mg à 200 mg d’extrait de ginseng normalisé (de 4 % à 7 % de ginsénosides), 2 fois par jour.


Échinacée (Echinacea sp.). L’échinacée est surtout utile pour réduire légèrement la durée d’un rhume et en atténuer les symptômes. En ce qui concerne la prévention, les études n’apportent pas de réponse claire pour le moment. Certaines indiquent que la prise régulière d’échinacée peut effectivement réduire la fréquence du rhume. Cependant, l’ampleur de l’effet protecteur varie d’une étude à l’autre. 
Dosage
: Il est important de prendre l'échinacée dès les premiers signes d’une infection des voies respiratoires supérieures (rhume, sinusite, laryngite, etc.). Pour connaître le dosage, consulter la fiche 
Échinacée.
Attention
: Il est recommandé de ne pas prendre l’échinacée pendant plus de 8 semaines consécutives. Des experts croient que si on stimule le système immunitaire de façon prolongée, celui-ci pourrait soit s'épuiser, soit devenir tolérant à cette stimulation.


Probiotiques. Les probiotiques, des bactéries bénéfiques pour le corps, font partie de la composition des flores intestinales et vaginales. Il semble que certains probiotiques puissent aider le système immunitaire des enfants à se développer et celui des personnes âgées à mieux fonctionner. Ces bactéries agiraient notamment en stimulant la production de divers anticorps dans le corps humain. Lors d’un essai clinique, des enfants traités aux probiotiques ont été mieux protégés contre les infections du système respiratoire que ceux ayant pris un placebo.

Approches corps-esprit. Les approches corps-esprit (ce qui inclut entre autres les techniques de relaxation, la méditation et les psychothérapies) s’attardent aux interactions entre les émotions et le corps physique. Ainsi, en réglant un problème émotionnel, on en tirerait des bénéfices sur le plan physique, et vice-versa. En ce qui a trait au renforcement général du système immunitaire, des essais indiquent que certaines interventions de nature psychologique pourraient avoir des effets positifs sur l’immunité.

Qi Gong. Le Qi Gong est un « entraînement énergétique » intégré à la Médecine traditionnelle chinoise. De nombreuses études in vitro et in vivo ont examiné l’effet du Qi Gong sur différents paramètres de l’immunité. Plusieurs ont indiqué que l’émission de Qi par des maîtres ou la pratique régulière du Qi Gong peut avoir un effet mesurable sur diverses cellules immunitaires. Ces résultats encourageants ont une portée clinique encore limitée.

Rire. Plusieurs études de petite envergure portant sur les effets physiologiques du rire ont été publiées. Généralement, les expérimentations consistent à faire visionner aux sujets des films comiques ou des documentaires. On mesure ensuite, dans leur sang ou leur salive, les taux de divers composants du système immunitaire. Le rire semble participer à une bonne immunité.

Colostrum. Le colostrum est une substance jaunâtre que les mammifères femelles produisent au cours des 24 à 48 heures qui suivent la naissance de leurs petits. Très riche en protéines et en anticorps, il aide à renforcer le système immunitaire des nouveau-nés. Du colostrum de vache laitière est vendu comme produit naturel censé soutenir le système immunitaire, éloigner les maladies et retarder le vieillissement. Pour le moment, les recherches ne permettent pas de conclure à l’efficacité de ce produit.

Isolat de lactosérum. On trouve dans le commerce de l’isolat de lactosérum sous forme de poudre qu’il faut mélanger avec un peu d’eau ou du jus (à ne pas confondre avec les protéines de lactosérum). Ce produit renferme une forte proportion d’anticorps et plusieurs nutriments sous forme concentrée. Les résultats d’essais préliminaires indiquent que l’isolat de lactosérum, à raison de 24 g à 45 g par jour, peut agir favorablement sur l’immunité défaillante des personnes atteintes de sida, d’hépatite B (mais, pas d’hépatite C)  et de fibrose kystique.

Multivitamines et minéraux. Les vitamines et les minéraux sont des éléments indispensables à la croissance et au maintien de l’équilibre vital. Ils contribuent donc aussi à garder le système immunitaire en bon état. Pour l’instant, les avis divergent quant à l’utilité de prendre des multivitamines pour prévenir des maladies comme le cancer et les troubles cardiaques. Il se peut que seulement certaines populations, probablement plus à risque de carences nutritionnelles en bénéficient davantage, comme les personnes âgées et les diabétiques.

Zinc. Même une légère carence en zinc a un effet important sur plusieurs aspects des fonctions immunitaires chez l’humain. Cependant, les chercheurs ne savent pas si la supplémentation en zinc à long terme (de 6 mois à 2 ans) peut stimuler l’immunité, car les études menées jusqu’à présent ont obtenu des résultats contradictoires. Les participants à ces études étaient âgés de 55 ans et plus.

Éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus). L’éleuthérocoque est aussi appelé ginseng sibérien. Cette plante adaptogène, à l’action tonique sur l’ensemble de l’organisme, exercerait possiblement des effets immunomodulateurs et une activité antivirale à large spectre, tels que le révèlent des études in vitro et des études préliminaires faites chez l’humain.
Dosage
: Faire une infusion avec de 2 g à 4 g de racine séchée dans 150 ml d'eau bouillante. Boire 1 ou 2 tasses par jour.


Les plantes ou produits suivants ont été utilisés en médecine traditionnelle orientale pour stimuler les fonctions immunitaires : bois de velours, cordyceps, épimède, maca, maitake, reishi et shiitake. Plusieurs préparations vendues dans le commerce pour soutenir le système immunitaire renferment l’une ou l’autre de ces substances végétales. Pour plus de renseignements sur leur emploi (dosage, précautions, etc.).

Sites d’intérêt

Canada

Santé Canada - Votre Santé et vous
On y trouve plusieurs feuillets d’information sur l’alimentation, les maladies et le mode de vie pour garder la santé.

www.hc-sc.gc.ca

États-Unis

Centers for Disease Control and Prevention
L’agence fédérale de protection de la santé aux États-Unis. Une source de renseignements très complète sur la prévention des maladies.

www.cdc.gov

National Institute of Child Health and Human Development
Un grand carrefour d’information sur la santé humaine.
www.nichd.nih.gov

Recherche et rédaction : Article publié sur le site PasseportSanté.net
Mise à jour :
 février 2011

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Références

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Bibliographie

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Notes

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2. The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Conditions - Immune Support,ConsumerLab.com. [Consulté le 9 décembre 2010]. 
www.consumerlab.com
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