• Les sodas light
Auteur : Ariane Aubert, Diététicienne12/09/2011     

Si on trouve maintenant une version light ou zéro de tous les sodas ou presque, nombreux sont les consommateurs qui se noient dans les idées reçues à ce sujet et ne savent pas s’ils doivent les considérer comme un ersatz diététiquement correct ou comme un leurre… Que ce soit parmi les professionnels de santé ou le grand public, on compte autant de détracteurs que de « pro » sodas light.

 

Composition :

Bien que les appellations light, zéro, diet… divergent sur l’emballage des colas et autres sodas light (Fanta, Sprite, Seven Up, limonade…) et que le goût sucré puisse paraître plus ou moins prononcé, la composition reste la même: ils ne comportent pas de saccharose, les sucres ayant été remplacés par des édulcorants intenses (principalement de synthèse comme l’aspartame), et n’apportent donc quasiment pas de calories (car il n’y a ni protéines ni lipides dans les sodas, normaux ou light).

Prenons l’exemple du célèbre Coca-Cola, les valeurs nutritionnelles sont les suivantes pour 100 mL:

Normal : 42 kcal ; 10.6 g de glucides (soit l’ équivalent de 2 morceaux de sucre)

light: 0.2 kcal ; 0 g de glucides

zéro: 0.3 kcal ; 0 g de glucides

Quant à la question de la différence entre le light et le zéro, elle réside uniquement dans le goût: le zéro se veut plus proche du goût de l’original, tandis que le goût du light est « spécifique, unique et plus léger. »

L’ Orangina light  fait lui un peu figure d’exception car il contient quelques glucides issus du jus d’agrumes (1,2 g) et apporte  6 kcal aux 100 mL, ce qui n’est certes pas beaucoup mais peut devenir non négligeable si on en boit régulièrement en grandes quantités (1 litre apporte autant de calories qu’un verre de 150 ml de jus d’oranges).

Mises en garde spécifiques et quantités à ne pas dépasser:

L’aspartame contenant de la phénylalanine, une consommation excessive de sodas light peut avoir des effets laxatifs!

De plus, toujours à cause de la phénylalanine, ces produits ne doivent pas être consommés par les personnes atteintes de phénylcétonurie (maladie métabolique héréditaire qui empêche le métabolisme de la phénylalanine).

En Europe, l’aspartame est autorisé dans les boissons non alcoolisées (à hauteur de 0,6 g l-1).

Pour l’aspartame (E 951), la Dose Journalière Acceptable (DJA), est fixée à 40mg/kg de poids corporel, ce qui représente pour une femme de 60kg, 2400mg. La DJA est la quantité pouvant être ingérée quotidiennement au cours d’une vie sans risque pour la santé humaine. Elle est exprimée en mg/kg de poids corporel. La DJA ne constitue donc pas un seuil de toxicité, mais un niveau de consommation sans danger, sachant que la dose maximale autorisée dans les boissons est de 600mg/L, cela représenterait pour cette même » femme type » une ingestion  maximale de 4 L de boissons light par jour !

 

 

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